Mesdames, Messieurs,
Bienvenue. Cet instant s’appelle Bohèmes.
Et Bohèmes… ne s’explique pas.
Bohèmes se ressent.
Avant que ce défilé ne commence, j’aimerais vous poser une question.
Combien de fois, dans une vie, nous demande-t-on d’être raisonnables ? De rentrer dans les cases. De faire moins de bruit. D’être moins visibles. Moins différents. Moins nous-même.
On nous apprend à nous fondre dans le décor. Mais l’Histoire ne se souvient jamais de ceux qui se sont fondus dans le décor. Elle se souvient de ceux qui ont osé. Oser créer. Oser être. Oser déranger parfois. Oser exister sans demander pardon.
Autrefois, on appelait bohèmes celles et ceux qui vivaient en dehors des normes imposées. Dans une marginalité assumée. Aujourd’hui, c’est devenu une manière d’exister. La couleur. Le mouvement. Ce qui déborde. Ce qui refuse de rentrer dans le rang. Bohèmes est né de cet élan, et d’une conviction simple :
La différence n’est pas un défaut. Elle est une force. La singularité n’est pas une anomalie. Elle est une signature. Et la liberté n’est pas un privilège réservé à quelques-uns. Elle est un droit que chacun devrait pouvoir porter avec fierté.
Aujourd’hui, vous ne verrez pas seulement des vêtements. Vous verrez des univers. Des histoires. Des rêves devenus matière. Vous verrez des créateurs qui ont choisi de suivre leur propre chemin plutôt que celui qu’on avait tracé pour eux. Des créateurs réunis par une même envie : Renverser les diktats et célébrer l’authenticité.
Sophie Bauer, L.A.M, Unikart, Solyless, Nobilta Couture, Maison Charlie Grilhé, Holz-Weber, Marie Vaudrey et The Lovely Eyes.
Nous remercions également la boutique Tibet Bleu, dont les bijoux accompagnent cette célébration de l’audace et de la créativité, entre fantaisie, liberté et éclat.
Dans quelques instants, quarante mannequins entreront sur scène. Quarante silhouettes. Quarante présences. Quarante corps en mouvement. Quarante façons de rappeler une vérité essentielle : Il n’existe pas une seule manière d’être beau. Il n’existe pas une seule manière d’être légitime. Il n’existe pas une seule manière d’être soi.
Mais surtout… Bohèmes incarne une énergie vivante. Une énergie qui circule, qui s’exprime et qui refuse de se retenir. Alors aujourd’hui, oublions les normes. Oublions les étiquettes. Oublions les frontières, et célébrons ensemble ceux qui créent. Ceux qui osent. Ceux qui avancent malgré les regards. Parce que chaque révolution commence toujours de la même manière : Par quelqu’un qui refuse de rentrer dans le rang.
Mesdames, Messieurs, bienvenue dans Bohèmes. Que le défilé commence.
Si vous les aviez manqué, ce sont les mots du discours d'ouverture, signés Gabrielle Arnould.
Présidente du labo indigo




















